

Alpine A310
par Pierre Bedouet
Ayant vécu dans un environnement où la mécanique automobile était présente dès mon enfance, je m’étais promis qu’un jour, je restaurerais un véhicule ancien. N’ayant pas un don pour la tolerie, j’opterais pour un véhicule qui me faisait réver : une Berlinette Alpine.
Mais économie oblige, et ergonomie aussi, j’ai opté pour une A310. Le modèle recherché était un 4 cylindres. En “surfant” sur le web j’ai vu une annonce qui m’interpellait, ceci en mai 2002. Négociation oblige (déformation professionnelle), j’ai acquis cette dernière en septembre 2002.
En regardant de plus près, les câblages électriques ressemblaient à un “rafistolage” qui tenait du miracle. Le câble qui alimentait le démarreur commençait à fondre. Et puis sous la planche de bord, j’ai retiré tellement de fils qu’il était impossible de tout remettre en place. IL y en avait trop! Par un hasard, quelqu’un vendait tous les câblages d’origine (miracle), ça arrive. Et puis la console n’est pas conforme, les interrupteurs sont plantés n’importe où .
t
Demande du certificat de naissance à Dieppe, c’est possible ! :
Sortie d’usine le 29 juin 1972, couleur rouge, ah bon !!!
Véhicule pour une bonne base de restauration: intérieur propre, pare-
Après un enlèvement sur plateau, on commence à ausculter la belle. On va changer
le pare-

Bon la restauration va être plus longue que prévue. On va commencer par le pare brise. Il est collé, c’est vrai, et c’est au “pied de biche“ qu’il partira. Les enjoliveurs d'entourage n’existent plus, et même les plans sont introuvables. Je voulais faire une refabrication, mais plus de profil non plus, donc “avis à la population” je cherche!
Maintenant que le terrain est dégagé, on va procéder par étape :
Remontage des câblages. Pour ceci je fais appel à Jean Pierre bien connu par les Alpinistes entre autres. Vu le nombre de fusibles il faut être sûr des branchements. Et là Jean Pierre excelle. Rien n’est insurmontable. Merci beaucoup. Et puis la console, elle n’est pas conforme. Bon une plaque, soudure, puis on joue de la " bâtarde" pour ajuster les encastrements d’interrupteurs.




Maintenant on va regarder le châssis.
Un amortisseur est " HS". Pendant qu’on y est, démontage de tous les éléments, et des roulements, puis remise en état des étriers de frein...


Pour que cela soit plus joli, les jantes auront besoin de se refaire une beauté. On retrousse les manches. Je mets à contribution Alexandre (qui se reconnaîtra), une heure de sablage par jante, on connaît. Mais quel résultat!.
Cela ne serait pas terminé sans une belle peinture bi-


Puis maintenant il y a le moteur.
On va lui faire un rodage de soupapes et voir l’état des pistons et de l’ensemble en général. Bizarre une vis de fixation de pompe à eau sur la culasse ne semble pas serrée. Erreur, elle est collée dans un taraudage foiré. Et pour continuer une autre vis est absente, et pour cause, filetage aussi foiré! Heureusement "Saint HELICOL" est là . Et le démarreur, alouette... et l’alternateur al...
Enfin on remonte et ça ne tourne pas trop mal. Ouf !



Pendant qu’on y est une nouvelle robe serait bien venue.
Après divers contacts, je trouve un "volontaire professionnel" pour refaire cette beauté. Et là aussi quel résultat.




Désormais on est sur la bonne trajectoire (nous sommes en juillet 2004).
J’ai une dérive planning (déformation professionnelle aussi). La livraison va bientôt se faire, à moins que ! ! !
Pour être en conformité avec la loi et certifier le travail fait, on va passer le
Contrôle Technique. Stress en vue, y aura-
Rendez vous pris chez un professionnel que je recommande, au centre commercial Grand Plaisir. Il a une enseigne jaune avec une tête de rapace et un diplôme de professionnel pour expertiser nos anciennes.
C’est réussi! Après deux ans, et ce n’est pas terminé, interrogation de mon épouse car la voiture roule, actuellement 1500 kilomètres pour déverminer.

Je pense qu’elle pourra nous véhiculer pour le rallye "Le Berry et Le Bourbonnais ". ce sera sa première grande sortie.
Attention il ne faut pas avoir le dos tourné, car il y a des amateurs !
Pierre BEDOUET Janvier 2005